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ProJeuneS s'insurge de l'offensive suédoise contre la jeunesse

Article créé le 02-10-2014

ProJeuneS s'insurge de l'offensive suédoise contre la jeunesse actuellement en préparation !



ProJeuneS s'inquiète des velléités de la majorité gouvernementale qui s'annonce de précariser davantage la jeunesse. Pour favoriser l'insertion des jeunes sur le marché du travail, il suffirait donc de revoir leur salaire à la baisse. Si cela venait à être concrétisé, il s'agirait d'une nouvelle attaque frontale contre le modèle social belge qui peut attendre le pire de l’avènement prochain du gouvernement des droites. L'idée mise sur la table des négociateurs par la droite extrême réside à déroger au droit du travail et à la concertation sociale pour ce qui est de la fixation du salaire des jeunes travailleurs. La proposition portée par l'aile réactionnaire et flamingante de la majorité « Kamikaze » viserait à favoriser l'emploi des moins qualifiés et des personnes d'origine étrangère ! On savait que la politique de l’exécutif fédéral en devenir allait vraisemblablement être anti-sociale, l'on peut désormais craindre légitimement qu'elle soit anti-jeune.

Certes, le chômage des jeunes est un réel problème (le SPF économie avançait le chiffre de 24,5% fin 2013) et le combattre doit être une priorité des politiques publique en matière d'emploi. Ce n'est toutefois pas en discriminant au niveau salarial les jeunes, dont certains subissent déjà leur lot de discriminations qu'on trouvera une réponse appropriée. Pour ProJeuneS, il importe de prendre des mesures structurelles créatrices d'emploi. Tant qu'à ouvrir le débat sur des mesures de création d'emploi qui vont à l'encontre de l'intérêt des travailleurs, on pourrait l'élargir et en évoquer des plus respectueuses pour leur qualité de vie comme la réduction collective du temps de travail avec embauche compensatoire et maintien du salaire.

Ainsi, alors même que l'Europe dont les orientations restent fort peu progressistes, recommande d'investir dans les jeunes notamment à travers la garantie jeunesse, le futur gouvernement belge s’apprête à explorer la voie du désinvestissement dans l'offre d'emploi aux jeunes. Il s'agit d'une régression sociale majeure pour les jeunes quand on sait qu'il n'y a pas suffisamment d'emploi disponible pour les jeunes. C'est inacceptable car contracter les ressources financières des jeunes signifie porter atteinte à leur capacité de s'émanciper.

ProJeuneS demande aux partenaires de la coalition fédérale de ne pas s'engager dans ce qui serait une offensive très dure contre la jeunesse. Si les « suédois » persistent dans cette voie, alors il faudra envisager sérieusement la contre-offensive en mobilisant un maximum de forces progressistes. Si les perspectives ne sont guère réjouissantes pour les années qui viennent car jamais une majorité politique n'aura été aussi éloignée de la majorité sociale dans notre pays, nous apporterons notre contribution active pour que cette jeunesse trop souvent ravalée au rang de génération sacrifiée puisse s' ériger en acteur de résistance.



Pour ProJeuneS,



Julie Ben Lakhal Présidente,

Carlos Crespo Secrétaire Général.